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REFLEXIONS GENERALES SUR LE TRAVAIL ET SES ACTEURS, LES PLUS FRAGILISES & PRISE EN COMPTE DE L'ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE.
A- Le travail fait-il toujours la santé du salarié, même expérimenté ?
Pour certains des futurs clients de l'entreprise APSD à Dom., nous nous sommes posés la question de savoir dans quelle mesure le travail pouvait-il être encore le témoignage de la santé ?
La santé au travail, la prévention des risques ne sont-elles pas révélatrices, d'adaptations en milieu de travail contribuant à masquer une réalité moins glorieuse de la condition personnelle des plus âgés, a qui, la société demande de travailler toujours plus ?
B- Réflexion tirée de l'étude réalisée par le fondateur du cabinet IG Consulting, dans le cadre d'une étude universitaire sur l'emploi des seniors.
Attention à ne pas émettre hâtivement l'idée que :
- « l'aspiration à la retraite n'est pas nécessairement compatible avec une recherche d'emploi »?.ou bien, - « se maintenir dans l'emploi est un acte de bravoure fait aux jeunes ».
L'espace APSD à Dom. du cabinet IG Consulting combat ces pseudo postulats pour conduire son action en direction des publics fragilisés par les pressions exercées, en milieu de travail ?
L'analyse des situations personnelles que rend possible le diagnostic préalable, place la prestation de l'espace APSD à Dom. dans une dynamique originale. Elle consiste d'abord à trouver les ressorts physiques et psychologiques permettant aux personnes en difficulté de poursuivre leur parcours professionnel, tout en gardant une cohérence avec les contraintes que soulèvent la dégradation des relations au sein de l'emploi dernièrement occupé, les questions d'économie générale mais aussi celles de la santé.
L'observation des réalités individuelles mais aussi des grandes tendances nationales et européennes, montre sous certaines conditions que l'aspiration à la retraite, la santé et la satisfaction au travail peuvent avoir des liens que l'analyse statistique semble avoir du mal à valider à elle seule.
Par exemple, l'action de APSD à Dom. intègre de prime abord que toute expression argumentée portant sur l'intégration des seniors dans l'emploi ou même en dehors, se confronte inévitablement à l'existence de relations entre un mauvais état de santé et une forte demande psychologique associées à une faible latitude décisionnelle ou à une récompense reçue insuffisante.
Cette remarque doit nous rendre vigilant à l'égard de toute perception globalisante sur la question du maintien inconditionnel au travail des plus expérimentés par rapport à leur employabilité sur le marché du travail.
L'enquête Survey on Health Ageing and Retirement in Europe (SHARE) réalisée en 2004 a été menée auprès de plus de 22 000 personnes âgées de 50 ans et plus vivant dans l'un des dix pays ciblés (Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Suède et Suisse) révèle des résultats descriptifs qui par exemple mettent en évidence l'existence des deux relations suivantes : d'un côté, les seniors qui travaillent sont en moyenne en meilleur état de santé que ceux qui ne travaillent pas et, d'un autre côté, l'état de santé de ceux qui travaillent est moins bon lorsque leur travail est pénible. Nous retrouvons alors, nous disent Thierry DEBRAND et Pascale LENGAGNE dans cette étude, l'ambiguïté des liens entre la santé et le travail avec deux effets antagonistes. D'une part, un mauvais état de santé conduit à une sortie anticipée du marché du travail ou à une perception négative des conditions de travail et, d'autre part, des conditions de travail pénibles altèrent l'état de santé, en particulier en fin de vie active.
Ce genre d'étude soulève une difficulté dès lors que toute estimation des liens entre la santé et la pénibilité au travail sont soumises à certains biais, comme le biais du travailleur sain. En effet, les résultats d'une enquête sur la perception des seniors au travail peuvent être affectés par des phénomènes de sélection au sein même de la population des seniors en emploi.
Les seniors peuvent par exemple s'auto sélectionner en s'orientant vers des postes n'affectant pas leur état de santé et leur équilibre psychologique. L'expérimentation de nos prestations démontre aisément, que l'acte de vouloir redonner du sens au projet personnel d'un employé fragilisé sur le plan professionnel nous obligeait à trouver un équilibre avec la nécessité de resituer régulièrement l'échange par rapport à un objectif professionnel et un environnement économique parfois hostile à leur égard.
Les personnes issues de cette « catégorie » de salariés sont de fait marginalisées par les entreprises qui continuent de les sélectionner sur des critères liés à leur capacité d'adaptation à des postes exigeants d'un point de vue physique ou psychologique.
En tout état de cause, ces mécanismes de sélection et parfois discriminatoires, conduisent le consultant de l'espace APSD à Dom. à opposer une démarche qui reste fixée sur la mise en oeuvre active de moyens de réconciliation formalisés tout en veillant à maintenir l'intégrité des personnes impliquées.
C- La prise en compte des conditions de travail et leur impact éventuel sur la posture des personnes fragilisées.
En l'espace d'une trentaine d'années, les conditions de production et l'organisation du travail ont fortement évolué dans les pays développés. L'intensification du travail, les contraintes de rythme de plus en plus fortes, la pression de plus en plus marquée du «client Roi » s'opèrent dans tous les secteurs d'activité et impactent sur les conditions de travail. La pénibilité éventuelle ressentie par les personnes arrivant en fin de vie active, est à sonder au travers de l'entretien compréhensif et notamment de l'outil utilisé en vue d'identifier l'identité professionnelle du candidat. Elle s'appuie de façon semblable sur les trois dimensions de l'étude SHARE qui analyse la pénibilité au travail. Celle-ci s'appuie sur une meilleure compréhension et identification de la « demande psychologique », qui recouvre les notions de pression dues à une forte charge de travail, sur la possibilité de mieux cerner la « latitude décisionnelle », qui correspond à la possibilité de décider de la conduite de son travail et enfin, sur la « récompense reçue », qui reflète l'existence ou non d'un retour d'investissement en matière de rémunération, de promotion, de reconnaissance méritée.
C'est sur ces critères que l'étude SHARE montre que 78% des personnes de 50 à 65 ans en emploi se perçoivent en bon état de santé contre 58% des personnes sans emploi. Il semblerait que les sans emploi seniors seraient plus enclins aux troubles dépressifs que ceux qui sont encore dans la dynamique du travail.
Selon l'enquête SHARE collectée en 2004 dans 10 pays d'Europe, 57% des Français de 50 à 59 ans et qui ont encore un emploi déclarent vouloir partir en retraite le plus tôt possible, alors que ce n'est que le cas de 31% des Néerlandais
Aussi, se déclarer globalement satisfait de son travail fait baisser de 14,2 points la probabilité de vouloir partir en retraite au plus tôt ?
Pour conclure, la démarche d'assistance administrative et d'accompagnement personnalisé de l'espace APSD à Dom. peut donner du sens là où un contexte défaillant peut confronter un certain nombre de personnes à de véritables situations professionnelles paradoxales.
Les Français portent sur leur travail un jugement global plus négatif que leurs voisins, avec 88% de satisfaits contre 93% pour la moyenne des autres pays.
La France par contre se trouve plutôt bien placée concernant le taux de seniors ayant encore un emploi ou pour le rôle protecteur de l'emploi qu'elle soutient. C'est le cas des seniors qui déclarent leur travail physiquement pénible ou qui se déclarent stressés à la suite d'une trop forte charge de travail : ce taux est plutôt faible qu'ailleurs, ce qui tient à la fois à la sélectivité du marché du travail sur cette tranche d'âge, ou au rôle protecteur de l'ancienneté vis-à-vis des conditions de travail les plus pénibles.
Le faible taux d'emploi des seniors en France tient surtout aux difficultés qu'ils ont à retrouver un emploi lorsqu'ils l'ont perdu, mais leur probabilité de perdre leur emploi est un peu plus faible que pour les autres groupes d'âge.
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